Parler, écrire, dire... Aimer la Liberté, le crier, la rêver... Défendre son nom, militer toujours et rester vivante.
Parler, écrire, dire... Aimer la Liberté, le crier, la rêver... Défendre son nom, militer toujours et rester vivante.

Militante, animée, vivante.

La vie ne m'a pas épargnée, surtout durant mes jeunes années. J'avais 4 ans lorsque un pédophile que je devais appeler "papa" est entré dans ma vie. 14 années de violences physiques, psychologiques, sexuelles. J'en suis sortie très abimée. Mais vivante.

J'ai eu beaucoup de mal à trouver ma place au sein de cette société qui m'était étrangère et à laquelle je n'étais rien qu'une personne trop en souffrance. Mais j'ai croisé de ces regards et ces mains tendues qui permettent de tenir debout.

Je suis debout, j'ai réparé ce qui pouvait l'être, je construis le reste avec amour, bienveillance, tolérance, respect et surtout, je suis animée par le besoin d'être libre, de défendre la liberté. La liberté : celle d'être différent de la norme, celle de pouvoir s'exprimer, celle de pouvoir défendre ses idées.

Je milite pour que les personnes migrantes ne soient plus considérées comme une masse anonyme et dérangeante.

Je milite pour que les droits des enfants ne soient plus seulement un concept mais une réalité.

Je milite, contre les effets destructeurs de la pédophilie sur les victimes. Je lutte contre le déni, contre le délai de prescription des crimes pédophiles, et pour une prise en charge médicale et sociale des victimes.

Mariée et maman de trois enfants, je dois cependant aussi veiller au bien-être de ce trésor, de cette réussite : ma famille.

 

La Parole

Par Delphine KWIKZOR, Nord Littoral :

 

«J’ai failli en crever de ce silence assourdissant, je m’en suis asphyxiée lentement jusqu’a l’overdose, la rupture.» Dans "La Parole, Séverine Mayer dénonce des atrocités, des viols mais aussi des violences physiques, psychologiques. Un livre dans lequel elle raconte et analyse comment ce passé douloureux l’a anéantie, mais aussi comment une victime se sent coupable d’être victime. Et comment, malgré des souffrances si importantes, elle a réussi à sortir la tête de l’eau. Un récit qui n’est pas dans le pathos. Un récit qui n’amène pas la pitié. Un récit fort, émouvant. 216 pages qui claquent plus fort qu’une gifle imprévisible en plein visage. Elle va au fond de ses sentiments et touche le lecteur. «La pédophilie c’est un homme adulte qui écarte les jambes d’un enfant pour s’introduire dans son ventre, dans la douleur, la peur, l’horreur et l’incompréhension. C’est une agression violente et irréversible.» Avec "La Parole", elle se libère, enfin.

 

 

Par Bruno MALLET, La Voix du Nord :

Séverine Mayer a réussi, au fil des 216 pages de La Parole, à éviter tous les écueils qui guettent souvent ce genre de témoignages, comme la complaisance, la pitié, le voyeurisme, l’émotion compassionnelle qui bien souvent prend le lecteur en otage. Au contraire, La Parole est un livre empreint de dignité, d’élégance, de force de caractère, d’empathie sans complaisance. Les faits dans toute leur horreur sont évoqués plus que décrits, en quelques pages suffisantes pour saisir leur portée et leur violence. L’auteur a choisi de faire de La Parole «un livre utile», une manière de manuel de survie à l’usage des victimes et leurs proches, en explorant chacun des sentiments suscités par ces actes abjects : terreur, honte, culpabilité, colère, douleur, résignation, mensonge, confiance... Au travers de ces mots, qui forment autant de chapitres, Séverine Mayer décrit aussi comment elle a réussi à s’en sortir, à se construire, à faire d’elle-même une femme libre quand elle n’a été longtemps qu’une petite fille terrorisée. Pourquoi ce titre ? «Parce que pour la première fois de ma vie, je prends la parole en toute liberté, sans être confinée dans un rôle. Parce que très longtemps, j’ai été réduite au silence, au déni, au mensonge sur ce qu’il m’est arrivé. Et aussi parce que c’est ma parole, contre celle de mon bourreau, qui a avoué une fois, mais qui n’a jamais avoué complètement les horreurs qu’il m’a fait vivre.»Servi par une plume alerte, ce livre se lit d’une traite. On le referme un peu sonné, un peu groggy (comment de telles horreurs sont-elles possibles ?), mais surtout très admiratif, face au courage, à la dignité, à l’intégrité et à l’intelligence de cette femme.

 

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Podelapin ou les déambulations d'une personne plurielle.

Podelapin, c’est une expression déjantée de moments de vie. Des récits courts, à lire dans l’ordre ou non. Clairement, on rit, on s’interroge. Un plongeon dans un univers complètement loufoque mais qui titille la réalité avec charme, légèreté tout en usant du sens profond des réflexions. Elle joue avec les mots, habilement. Séverine Mayer jongle avec les sens, crée des surprises, des contrastes, déclenche des sourires ou des réfléxions. Derrière chaque phrase, un sens. Souvent il faut savoir lire entre les lignes dont la poésie cache une pensée profonde, inspirée du quotidien. Podelapin ou les démabulations d'une personne plurielle est une invitation délicate à analyser le quotidien, avec des instants parfois sombres et parfois délirants. (Delphine Kwikzor, Nord Littoral)

 

 

(Du Gers) Une femme brune, le teint pâle, ouvre l’une des portes d’entrée d’un lotissement aux murs orangés. Devant nous, Séverine, 44 ans, celle que l’on a d’abord lue : des textes forts, plein d’émotion et de rage signés de son prénom ou d’une seule lettre – « S ».

Emilie Brouze, Rue89. (Pour lire l'article, cliquer sur le bouton.)

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Ce texte sur Calais est une invitation à penser plus loin que cette seule ville : la valeur que nous donnons à une vie humaine, l'avenir de la société que nous construisons dans le déni de nos responsabilités, la façon d'accueillir des personnes qui nous sont différentes, et quel sens nous donnons au mot "accueil". Appel à l'humanité présente en chacun de nous, ce texte dresse aussi un constat d'échecs des politiques menées jusqu'à présent. A Calais, rien n'est jamais terminé. Ce texte est néanmoins à jour de l'actualité locale et nationale. L'objectif de l'auteur est ici de sensibiliser un maximum de personnes et inviter les figures politiques à se positionner, à proposer des actions plus humaines et surtout plus cohérentes, dans le respect de la dignité et des libertés de chacun. L'invitation à la réflexion, l'appel à l'humanité présente en chacun de nous et le regard que chacun porte sur "l'autre".

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